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Banques recherchent bons clients ! »
1 - Votre
apport personnel : un montant d’apport
personnel important pour financer votre acquisition
immobilière, est le signe que votre dossier est
bon.
Si vous achetez un logement d’une valeur de 210.000
€ (un million de francs environ), financé
avec un apport de 70.000 € (33%), et que le banquier
limite son risque à 140.000 €, il vous réservera
ses meilleures conditions. Ce traitement favorable est
justifié par trois raisons :
Ce montant de 70.000 € d’apport personnel
montre votre engagement personnel et votre épargne.
- La disponibilité d'un
apport personnel prouve votre capacité d’épargne.
- La garantie que va prendre
la banque (Privilège de Prêteur de Deniers,
Hypothèque ou Caution) est inscrite pour 154.000
€ (compris frais et accessoires) sur un bien
d’une valeur de 210000 €
La banque détient une créance
de bonne qualité. En cas de problème financier,
si la banque était amenée à faire
vendre de manière judiciaire ce bien, il faudrait
que sa valeur descende en dessous de 154.000 €,
pour que la banque enregistre une perte financière.
Généralement, dans le cadre de l’acquisition
d’une première résidence principale,
les banques préfèrent que l’emprunteur
dispose d'au moins 10% d’apport personnel plus
les frais sur le prix d’acquisition hors frais
de notaire et de garantie.
Les banques utilisent généralement le
terme "quotité de financement", qui
représente la part du prêt consenti par
rapport au coût total de l'opération, hors
frais de notaire et de garantie. Ainsi, plus la quotité
de financement est élevée, moins le dossier
est bon.
Le critère de quotité
d’intervention peut varier en fonction des éléments
qui sont décrits dans les paragraphes suivants.
Il peut également dépendre de l’âge
de l’emprunteur : les banques seront moins exigeantes
pour un emprunteur jeune qui débute dans la vie
professionnelle, considérant qu’il n’a
pas eu le temps de se constituer une épargne
importante, et seront à contrario plus exigeantes
pour une personne travaillant depuis de nombreuses années.

2 - Votre ratio d'endettement
: il vaut mieux un endettement de 25% que de 35%.
Les mensualités maximums généralement
admises correspondent à 33% du revenu net annuel
(tel qu'il apparaît sur la dernière déclaration
d'impôt annuelle sous la dénomination :
"revenu net imposable") divisé par
douze. Ainsi vos revenus mensuels doivent être
au moins trois fois plus élevés que vos
mensualités.
Le taux d’endettement prend en compte la totalité
des charges mensuelles de crédit, c'est-à-dire
l'addition des mensualités du prêt immobilier
qui va vous être accordé et des mensualités
de tous les autres prêts déjà contractés
(par exemple crédit consommation, crédit
voiture…). Ce total sera ensuite divisé
par la somme de vos revenus pérennes.
De manière générale, plus le niveau
des revenus est faible, plus le critère du taux
d’endettement maximum de 33% sera appliqué
de manière stricte. Dans les cas de revenus faibles,
les banques utiliseront un critère complémentaire
intitulé le "quotient familial" ou
le "reste à vivre" qui ne doit en aucun
cas être inférieur au montant net du salaire
minimum interprofessionnel (SMIC), augmenté d’un
quart de cette somme par personne à charge.
Des exceptions peuvent être
faites si vos charges, avant votre opération
immobilière, sont déjà à
ce niveau et que vous les assumez sans problème.
Malgré tout, ne comptez pas trop sur une souplesse
particulière des banques dans ce domaine, car
les règles appliquées et la législation
en la matière sontrigoureuses.
Le quotient familial sera calculé
en fonction du revenu résiduel par personne après
paiement des charges de prêt : un degré
d’endettement est acceptable dans la mesure où
la somme par personne restant disponible pour subvenir
aux dépenses est suffisante.
La durée du prêt
peut également faire varier le montant maximum
de mensualité. Plus le prêt est court,
plus le taux d'endettement élevé est accepté.
En effet, il sera toujours possible, en cas de difficulté,
de rallonger la durée du prêt. Ceci est
particulièrement valable pour les prêts
dont la durée initiale est inférieure
ou égale à 10 ans.
Il est fréquent que le ratio d’endettement
soit proche des seuils limites car il est naturel de
vouloir acheter le meilleur bien possible en fonction
de ses propres capacités financières.
C’est pour cette raison qu’un grand nombre
de projets sont étudiés avec des taux
d’endettement voisins de 30% ou 33%. Si votre
dossier entre dans cette catégorie, il est souvent
possible d’allonger la durée du prêt
(par exemple de 15 ans à 18 ans ou 20 ans), ce
qui facilitera la mise en place du financement. Dans
la mesure où le prêt mis en place est modulable,
vous pourrez augmenter les remboursements et réduire
la durée en fonction de vos possibilités
ultérieures. Sur un plan financier :
- l'allongement de durée
de 15 à 20 ans permet de diminuer les mensualitées
de 15% environ.
- l'allongement de durée
de 20 à 25 ans permet de diminuer les mensualitées
de 10% environ.
- l'allongement de durée
de 15 à 25 ans permet de diminuer les mensualitées
de 26% environ.
Nous avons pris en compte une
augmentation du taux de 0,20% par tranche de 5 ans (
exemple : 4,80%, 5,00%, 5,20% pour ces trois diffiérentes
durées).
On notera également que pour certains prêts
réglementés (1% patronal, Caisse de retraite…)
le seuil de 33% est respecté de manière
très stricte, le fait de dépasser le seuil
de 33%, même de très peu, peut être
un obstacle à l'obtention du prêt.

3
- La pérennité de vos revenus :
mieux vaut être cadre d’une entreprise internationale
depuis dix ans qu’employé depuis 1 an d’une
petite structure.
La banque va fonder son analyse sur la pérennité
des revenus. L’ancienneté dans l’emploi
constitue une valeur essentielle dans les critères
de jugement des banques.
Compte tenu des aléas de la vie professionnelle
actuelle (mutations, licenciements économiques,
changements d’employeur pour des motifs d’évolution
de carrière), la tendance aujourd’hui est
de substituer l'ancienneté dans l'entreprise
par l’ancienneté dans la fonction. Une
personne qui occupe une même fonction dans plusieurs
entreprises successives pourra ainsi se prévaloir
d'une ancienneté supérieure à celle
de son emploi actuel.
Il est important de souligner que dans ce domaine, certains
établissements bancaires s'avèrent extrêmement
très stricts et exigent une ancienneté
minimum dans l’emploi de 8 à 12 mois.
Pour les salariés, les banques demandent au minimum
un Contrat à Durée Indéterminée
(CDI) dont la période d’essai soit terminée.
Des exceptions peuvent parfois être faites, par
exemple pour certaines personnes qui ont choisi depuis
longtemps de travailler en intérim.
La situation professionnelle du conjoint a son importance
également, il est préférable que
celui-ci soit salarié que sans emploi.
4
- Votre comportement financier : "fourmis"
ou "cigales" ?
L’analyse de vos rapports avec l’argent
sera effectuée à l'aide de vos extraits
de comptes sur une période de 3 mois au moins.
S'il s'avère que vous dépensez plus que
vous ne gagnez, l’affaire est mal engagée.
Si vous éprouvez des difficulté à
honorer un loyer de 80€, le banquier sera peu enclin
à vous mettre en situation de futures charges
immobilières se montat à 1.200. Ce sera
sans doute un refus de financer votre acquisition.
Une épargne justifiée
sera un atout : la présence d’un PEL, la
capacité à épargner chaque mois
depuis quelques années peuvent venir compenser
un taux d’endettement un peu élevé.

5
- La durée du prêt : les français
s’endettent pour des durées moins longues
que leur voisins européens
Le choix de votre durée de remboursement dépendra
de vos priorités mais aussi de vos possibilité
de remboursement, voire du coût de votre achat.
Jeune, vous choisirez plus volontiers des mensualités
moins élevée, équilibre du budget
du ménage oblige. Plus âgé, vos
revenus ayant augmenté, vous préférerez
supporter un prélèvement mensuel supérieur,
mais réaliser une sérieuse économie
globale ou liquider votre dette avant votre retraite.
En règle générale, les banques
considèrent comme standards des durées
de prêt de 10 à 15 ans. Aussi longtemps
que cette durée maximum de 15 ans est respectée,
la durée du prêt jouera un rôle faible
dans l'analyse du dossier. En revanche, les prêts
d'une durée plus longue feront l'objet d'une
analyse particulière qui prendra en compte des
critères tels que votre âge au moment de
l’emprunt, votre avenir professionnel (les jeunes
cadres sont en général dynamiques et promus
à un bel avenir, les banques misent sur cette
clientèle pleine de perspectives en lui offrant
des prêts intéressants), la quotité
de financement etc…

6
- La pertinence de l’acquisition : «
l’achat est plus rentable que la location »,
bien entendu tout dépend des qualités
intrinsèques du bien acquis.
Néanmoins une excellente acquisition financée
par un mauvais crédit pourra se révéler
extrêmement coûteuse pour l’acquéreur.
Les banques ne dépasserons pas un certain pourcentage
de travaux. Les travaux sont considérés
comme un élément complémentaire
à l'acquisition qui ne va pas nécessairement
augmenter dans les mêmes proportions la valeur
du bien financé. Il est relativement fréquent
qu'une limite de 30% à 40% soit fixée.
Toutefois la nature des travaux jouera un rôle
important dans l'approche de la banque. Des travaux
de création de surface apporteront une plus value
réelle au bien, des travaux d'embellissement
ou d'aménagement (papiers peints, peinture) seront
considérés comme des accessoires. La présence
d'un permis de construire constitue souvent un critère
objectif d'appréciation.

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